Analyse de notre empreinte écologique

Nestlé Waters France dispose de deux outils complémentaires pour évaluer, son empreinte écologique : le Bilan Carbone et le Global Environnement Footprint de Nestlé.

Bilan Carbone et GEF, deux outils d’évaluation complémentaires

Le Bilan Carbone ®

Pour mener une action efficace de maîtrise de l’impact de son activité sur l’environnement, il faut d’abord savoir où se situent les problèmes et quelle est exactement leur ampleur. Parmi ces impacts, il y a en premier lieu, pour une entreprise comme Nestlé Waters France, les émissions de gaz à effet de serre (GES). Les émissions de GES sont, on le sait aujourd’hui de façon certaine, responsables du processus de réchauffement climatique en cours. La mesure de ces émissions est donc un instrument de connaissance particulièrement pertinent pour évaluer l’impact de notre activité sur le réchauffement climatique. En réalisant son bilan, c’est bien d’abord cette démarche citoyenne de participation à l’effort de réduction des émissions de GES sur la planète que Nestlé Waters France a engagée. Mais il y a une deuxième raison de faire ce bilan. Les émissions de GES sont aussi un indicateur de consommation d’énergie. Or en même temps que la planète se réchauffe, ses réserves d’énergie fossile, qui est la principale forme d’énergie consommée, vont se réduisant. Les scénarios d’avenir, y compris ceux de l’industrie des hydrocarbures, convergent tous aujourd’hui vers une raréfaction à moyen terme de l’offre d’énergie, et donc vers une hausse de son prix. Notre activité, qui est vulnérable aux variations du prix de l’énergie, doit prendre en compte cette situation et savoir l’anticiper. Le bilan carbone® permet de mesurer cette vulnérabilité et nous invite à trouver les moyens de la réduire : comment concevoir des produits à l’avenir moins gourmands en énergie, comment produire et transporter en en consommant moins ? Ce sont des enjeux cruciaux pour l’entreprise de demain et c’est notre responsabilité que d’y travailler dès aujourd’hui. Enfin, une troisième raison est plus immédiate : le Grenelle de l’environnement a fixé comme objectif un affichage environnemental sur les produits de grande consommation. Les émissions de C02 devraient être l’une des informations délivrées par cet affichage.

C’est dans ce contexte que Nestlé Waters France a commencé par faire réaliser le bilan carbone® de toutes ses activités 1.Le bilan carbone® dresse une radiographie complète de l’entreprise, activité par activité et site par site, qui permet de comptabiliser toutes les émissions de GES générées. Pour Nestlé Waters France ont été pris en compte : les émissions produites par le siège de la société et ses différents sites les émissions liées à la distribution des produits pour l’ensemble des marchés français et international, inclus le fret par route, rail ou bateau, jusqu’au point de vente final les émissions liées à la fin de vie des produits, mise en décharge, incinération ou valorisation.

Bilan carbone® de NESTLÉ WATERS France*

Les données collectées permettent de mesurer la quantité de GES par produit, par site et pour toute l’entreprise.
L’analyse détaillée fournie par le bilan carbone® a permis de constater que le packaging, avec 61% du total, constitue la principale source d’émissions de GES dans l’activité de Nestlé Waters France. Le transport vient ensuite pour 20%, puis l’énergie pour 6%. On retient également que l’emballage en plastique (PET 2) a un meilleur bilan carbone® que le verre, principalement du fait que la quantité de matière nécessaire pour fabriquer la bouteille est beaucoup moins importante pour le PET que pour le verre. Contrairement à une idée reçue, l’emballage en verre n’est donc pas nécessairement plus « écologique ». C’est aussi vrai pour le verre consigné, du fait des opérations de transport des bouteilles vides et de leur lavage. Autres conclusions intéressantes, le carton est nettement plus émetteur de GES que les films plastiques et la fabrication de PET recyclé est deux fois moins émettrice que celle du PET vierge. Enfin les exportations ne sont pas plus émettrices que les ventes nationales du fait qu’elles sont acheminées par voie maritime (Perrier aux Etats-Unis par exemple) ou par rail puis bateau (Vittel et Contrex hors d’Europe) parce que le fret maritime et ferroviaire est nettement moins émetteur que la route.





Le « Global Environment Footprint » de Nestlé

Outre le bilan carbone®, Nestlé Waters France s’est doté en 2008 d’un outil qui est propre au Groupe Nestlé, le Global Environment Footprint (GEF), pour analyser le « cycle de vie » de l’ensemble de ses produits en prenant en compte la spécificité du métier d’embouteillage. La méthodologie retenue mesure certes les GES mais aussi la consommation d’eau et d’énergie, l’eutrophisation, le recours aux énergies non renouvelables, le potentiel d’acidification de l'air3.

Le GEF est un outil d’aide à la gestion environnementale extrêmement précis qui peut être appliqué à tous les niveaux et segments d’un produit, d’une marque, d’une usine, d’un pays ou d’une entreprise.
L’outil comme la méthodologie associée ont été certifiés, après examen critique, par un panel d’experts internationaux en ACV, conduit par Henri Lecouls (expert indépendant français réputé) et incluant notamment des représentants de Carbon Trust (Royaume-Uni) et de Sylvatica (Etats-Unis). Les émissions de gaz à effet de serre ainsi que la consommation d’eau et d’énergie sont calculées à l’aide de méthodes conformes aux recommandations du GHG Protocol (ou Protocole des gaz à effet de serre/GES) et à la norme ISO 14064-1.

Nestlé Waters France dispose donc aujourd’hui de deux outils complémentaires pour évaluer ses impacts environnementaux, chacun des outils ayant sa propre utilisation. S’agissant des calculs d’émissions de GES, la disponibilité des deux outils permet de comparer les résultats et de faire progresser leur fiabilité – Nestlé Waters France étant aussi en pointe dans le débat d’experts sur les instruments et les méthodes.

1 Il a été fait appel pour cette opération à la société Carbone 4 et la méthode retenue est celle de l’ADEME.
2 Polyéthylène Téréphtalate
3Ces critères font déjà l’objet d’une mesure selon la norme ISO 14064-1

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